Les raisons d'un succès

Vidéo publiée le 19 mars 2014 par le site australien d'informations sur la télévision et le cinéma The Age dans laquelle Peter Lenkov, Alex O'Loughlin et Daniel Dae Kim reviennent sur les raisons du succès de la série.

Peter Lenkov : 

Je pense que ça marche parce que l'on mise beaucoup sur les personnages.
Nous pensons vraiment que les gens regardent la série pour ses personnages, pas nécessairement pour l'intrigue.
On leur donne un mystère, un crime à résoudre chaque semaine mais les personnages viennent en premier.
Les gens les aiment, je pense que l'on a bien choisi les acteurs, on a eu beaucoup de chance de ce côté.
Il y a aussi une part de chance mais on préfère penser que c'est grâce à notre casting et à nos personnages.

Daniel Dae Kim : 

J'aime à penser que notre atout est Grace Park puisqu'elle à joué dans une autre reprise qui a bien fonctionné (NdT : Battlestar Galactica).
Je pense que c'est une combinaison de facteurs. La marque "Hawaii Five-0" est un bon début mais ça fait pas tout.
Je pense que l'écriture est une chose importante. Je pense que des personnages auxquels on s'attache est aussi un facteur déterminant et ce qui ne gâche rien c'est d'avoir les magnifiques paysages d'Hawaii quand les trois quarts du pays sont sous la neige.

Peter Lenkov:  Pour moi, ça a commencé quand j'ai vu la série originale et que je me suis souvenu de ce que j'aimais.
L'aspect auquel je pensais pouvoir amener une certaine valeur ajoutée, l'aspect qui à mon sens manquait, c'était les personnages. Je pense que l'on ne connaissait pas les personnages au bout des douze saisons de la saison originale.
J'ai seulement pensé que l'on pourrait approfondir, faire en sorte que ce soit ÇA que l'on ait ajouté à la série que c'est ça qui nous distinguerait.
Cela a beau être une série policière, je pense que les personnages passent en premier.
Alex O'Loughlin :  Ce qui fait de lui un héros, c'est avant tout qu'il soit humain, c'est pour ça que je me suis toujours battu pour l'humanité de ce personnage et de tous les autres.
Au final, ça reste une série télé, je voulais avoir une approche différente.
Vous savez, je ne regarde jamais la série, j'en regarde toujours en en début de saison lors du lancement car je le dois et que l'on me prend en photo avec flashs qui me font une tête comme ça.
Je n'aime pas me regarder avec le recul, je préfère être dans l'action. Mais l'humanité, c'est ça la réponse, l'humanité de ces personnages, c'est ça qui l'aide à garder les pieds sur terre. C'était un aspect à explorer et c'est pour cela que c'est intéressant.
Daniel Dae Kim :  Je pense que dans un bon drama, il y a toujours un tiraillement et c'est intéressant de jouer un personnage qui a tant de nuances. Oh mon Dieu, est-ce que je viens de faire une référence à 50 nuances de Grey, j'espère que non. Attendez, attendez, je vais la refaire.
Je pense que les bon dramas sont toujours caractérisés par le tiraillement et je suis heureux de jouer un personnage avec un passé aussi difficile. Cela me donne toujours quelque chose à quoi penser quand on tourne, une espèce de biographie, un fond. Ça aide à tourner la scène sur le moment et j'étais très content de cet aspect.

03 avril 2014

Interview de Daniel Dae Kim (canada.com)

20 novembre 2013

Ce n'est pas simple pour un acteur de type asiatique de surcroît né en Corée de décrocher un rôle principal dans une série au long-cours programmée en prime. En enchaîner deux relève de l'exploit mais c'est bel et bien ce que Daniel Dae Kim a fait. Les principes philosophiques de diversité, d'harmonie raciale et de respect des autres cultures sont brandies par les gros bonnets des networks à longueur de journée mais rarement actés.

Ce n'est pourtant pas ce qui rend le personnage cabossé par le destin du Lieutenant Chin Ho Kelly si intéressant à jouer et encore moins les souvenirs d'avoir joué ce pêcheur coréen transformé en pantin de la mafia pendant les six saisons de LOST. Daniel Dae Kim a eu la double chance de pouvoir incarner des personnages forts et très différents dans deux séries à succès. Mais il y a plus en jeu pour lui.

A travers ces deux séries, toutes les deux basées à Honolulu, Daniel a été accueilli dans une société où la race importe peu, où des gens de différentes cultures et ethnies se mélangent sans que personne ne vienne le relever où que cela soit remarqué.

Depuis 10 ans qu'il est installé là-bas, il y a élevé ses deux jeunes fils en compagnie de sa femme. En apôtre avoué de la diversité, jamais il n'a eu à faire d'efforts pour s'intégrer. 

Il semble totalement décontracté en cet après midi de novembre au cours duquel il devait rencontrer des journalistes venus de partout à travers le onde, Malaisie, Russie, Turquie, Afrique du Sud, Australie et Canada.

En plus de Daniel, on peut dire que le cast est assez cosmopolite. Daniel le Coréen, Steve l'Australien, Grace la Canadienne, Scott l'Américain et Masi le Japonais, on peut faire le tour du Pacifique. D'ailleurs Daniel ne tarit pas d'éloges au sujet de celui qui incarne Max qui fut le seul acteur de Heroes à avoir été nominé pour l'Emmy et le Golden Globe.

"J'ai beaucoup de respect pour Masi, c'est l'un des tous premiers asiatiques à avoir été nominé pour un Emmy et c'est une chose monumentale ici aux Etats-Unis. C'est quelqu'un de bien, il est comme un frère d'armes. J'aime le fait d'avoir autant en commun avec lui, j'adore le Japon, lui la Corée" 

C'est très rare dans ce métier de trouver des personnes avec lesquelles on peut être collègues et amis. La compétition est si rude parfois spécialement entre asiatiques. La concurrence entre eux est très vive étant donné le peu de rôles proposés. Avec Masi, rien tel tel et je suis fier de pouvoir l'appeler mon ami"

Quant à sa relation avec Grace Park, on sent une réelle osmose entre eux à l'écran autant que dans ce qu'il dit d'elle.

"Grace est comme ma petite soeur. Notre relation à l'écran est assez similaire à ce que l'on vit une fois le travail terminé. Nous sommes amis, on se voit, on discute beaucoup et j'espère qu'il en restera ainsi encore longtemps."

Daniel a commencé à prendre conscience du melting pot que représente Hawaii quand il a commencé à tourner LOST, mais depuis Hawaii 5-0 il en a parfaitement intégré le concept

"A mon avis, Hawaii représente le futur de bien des manières. Si vous deviez mélanger toutes les races du monde, le résultat ressemblerait beaucoup à un Hawaïen.  Si vous demandez à un habitant moyen à quel ethnie il appartient vous recevrez des réponses très disparates, cela donne un mélange de Japonais, Portugais, Caucasien d'Hawaïen et plus encore. Il y ici une beauté qui en résulte et qu'on ne peut voir nulle part ailleurs. C'est un des endroits les plus harmonieux racialement, que dis-je l'endroit le plus harmonieux où j'ai pu vivre. A ce point de vue, c'est un modèle pour le reste du monde. Je suis heureux de vivre dans un lieu où mes enfants qui sont asiatiques peuvent vivre sans aucune forme de racisme et où ils sont acceptés sans aucun frein. Il y a tellement d'asiatiques sur l'archipel que j'ai du mal à distinguer quel enfant est mon fils quand il sort de l'école."

J'ai vraiment que l'origine  n'est pas un problème ici. Je parle beaucoup de l'intégration et de la représentation des minorités asiatiques mais le but final est de ne plus avoir à en parler. Quand nous aurons atteint le point à partir duquel nous serons intégrés de façon substantielle, cela ne sera ne sera plus un "problème". J'attends le jour où nous n'aurons plus à nous poser cette question."

Alors que Daniel a fait sa vie à Los Angeles, au centre du monde du divertissement, Hawaii lui a donné l'opportunité de vivre une vie presque normale avec sa famille loin des paparazzi et des distractions hollywoodiennes.

"Hawaii est un endroit où les enfants peuvent rester des enfants plus longtemps qu'ailleurs. J'aime le fait que, quand je rentre chez moi, mes amis ne sont pas dans le show-business. Mes amis ne parlent pas de courbes d'audiences, de leur carrière ou de qui a eu tel ou tel rôle. J'aime les entendre parler de comment étaient les vagues pour le surf. C'est un changement de rythme qui me convient."

Hawaii a un effet presque magique, subliminal sur ceux qui visitent l'île remarque-t-il.

"Les palmiers qui ondulent dans la brise... la chose qui me maintient jeune à Hawaii, c'est de voir les touristes, de voir comment ils peuvent poser leurs valises et oublier leur quotidien quand ils viennent ici. Ils sont sur la plage et ils se détendent d'une façon qu'il leur serait impensable dans leur vie quotidienne. Je vois les touristes se détendre et c'est cette attitude qui permettent à des gens comme moi qui travaillent 14 heures par jour de rester détendus."

Hawaii 5-0 se terminera un jour, mais aucun signe d'inquiétude à ce sujet, les audiences sont stables malgré la nouvelle programmation et la série reste en tête parmi les séries policières. Mais comme l'a appris Daniel avec LOST, la fin n'est pas toujours facile. 

"Cela fait quatre ans maintenant et les gens parlent toujours de la fin de LOST. Je peux vous dire que j'étais réellement satisfait par cette fin car la chose qui comptait le plus à mes yeux étaient les personnages. Il y avait tout cet aspect scientifique et ce côté fantastique mais à la fin je voulais savoir ce qui était arrivé aux personnes dont je me souciais. Et je pense que cette fin répondait à cette question. Je me sens mal pour Damon Lindelof (un des auteurs de LOST) car à chaque fois que j'en parle avec lui, il a la sensation d'avoir trahi son public. J'aimerais qu'i ne porte pas ce fardeau tout seul car pour chaque personne qui me dit qu'il n'a pas aimé la conclusion de LOST, j'en trouve encore plus qui ont adoré et qui trouvent que c'était une très bonne façon d'en finir avec nos aventures.

Je pense que c'est bon pour une série de rester ainsi dans l'imaginaire du public aussi longtemps. Alors oui la fin a prêté à controverses mais la série aussi en a soulevé sont lot. C'est mieux ainsi."

Source : Canada.com

Partenaires